Et moi qui voulais y participer sérieusement l'an prochain...j'ai vécu un week-end cauchemardesque au milieu des manieurs et des walleye boats qui m'a passé l'envie d'y retourner prochainement.
Voici mon histoire; accrochez-vous, vous n'allez pas en croire vos oreilles!!!!!
Tout débute un soir de septembre, un dredi vers 17h. Ayant fait une maxi kouffe au taff, je me retrouve dans l'obligation de retarder mon départ et finalement prends la clé des champs vers 17h30:
il me reste environ 30mn pour finir de préparer mes affaires, charger la bagnole, atteler la CouiC et tracer à Tolosa récupérer Florian qui arrive en direct de Bordal.
Sauf que! Dans ma précipitation et ma volonté d'arriver tôt à Aiguelèze (un peu de navigation pour mater les échos), je me persuade que le TGV arrive à 19h11; or je me rends compte un peu tard que
le bon horaire est 20h11....me voici comme un débile, avec le boat au cul, avec une heure à tuer devant moi, ne sachant où aller ni que faire, le temps étant plutôt maussade (voire carrément
pourri), les mags fermés (il est 19h passés)....et le train prenant du retard. De 20h11, l'arrivée en gare se fera à 23h15....TGV, plus de vie dans votre vie!! Ca dépend pour qui....
Un grand merci au passage à Zool qui m'a tenu compagnie au bord du canal, sous le déluge, en matant le Samsara tentant un 360° back flip dans le port Saint-Sauveur...
23h15, enfin, je récupère Florian et on trace pour Albi: encore une heure de route en perspective. Nous prenons possession du bungalow, la seule chose positive du week-end, un bungalow pour deux,
on va pouvoir dormir!!! Ca, c'est bon!! Mauvaise nouvelle, il faut se lever dans 5h....Eh oui, on est pas sur l'AFCPL petit....
Lendemain matin, tant bien que mal nous voici à la base d'Aiguelèze, la tête dans le cul, assurément; on met à l'eau pas rapidement et on dit bonjour aux Challengers, Marc, Eric, Franck, Fred,
Franck (bis), etc...
Je suis ravi de constater qu'on a payé 4€ un ptit déj' inexistant, ah si! un kawa; à 4€, ça fait toujours plaisir.
Briefing, appel des équipes, nous serons le numéro 139 et accessoirement la dernière équipe inscrite. Je récupère la fiche de captures et nous embarquons prestement; c'est à ce moment précis que le
week-end devient totalement pourri; et encore, le mot est faible. Habitué que je suis au circuit AFCPL et au contrôle du vivier sur l'eau, je prends sereinement la direction de l'amont mais ne
croise aucun commissaire à la sortie du port. J'étais vraiment pas réveillé....et ça m'a pas choqué.
Vers 8h30 je me rends compte que personne n'a vérifié notre livewell; j'en fais part à Florian et me dis que, n'ayant vu personne sur l'eau contrôler ni se faire contrôler, l'organisation aura
zappé de le faire.
Vers 9h, après 1h de matraquage intensif du pont, et alors que toutes les équipes ont opté pour la stratégie "black-bass", je prends une méga cartouche et annonce "zilure" à Florian. 15mn plus
tard, je sors (enfin...il immobilise à la boga) 150cm de mucus géant en vague forme de poisson. Appel des commissaires qui arriveront 10mn plus tard.
On fait passer le mucus géant et là, le drame. Notre fiche n'est pas signée, le contrôle des viviers s'effectuait à terre, avant le départ: première nouvelle, car personne n'est venu nous voir au
moment du départ, alors même que nous étions la dernière équipe dans le port.
La maxi kouffe, l'ultime kouffe impossible à réaliser vous est offerte par F!L en cinémascope.
Au final, c'est 45mn de pêche de perdues pour rien: le zilure n'est pas comptabilisé, zéro point, et plus aucune activité sous le pont: le week-end est déjà plombé. Vexés on insiste encore 2h en
ticale, plomb pal mais ça ne marche pas; il reste 3h, il faut rentrer du fish, alors on décide d'opter pour le bass, la mort dans l'âme.
On remonte le bief jusqu'à trouver un quai aménagé; Florian y décale 3 pins maillés en 15mn. Les commissaires du secteur nous annoncent 9 bass pris depuis ce matin; on en a 3, on doit pas être
mal??!
Malheureusement le temps jusqu'ici maussade mais sec devient changeant (soleil, puis pluie), et les bass avec: on ne rentrera qu'un autre bass maillé avant la fin de la manche.
De retour à la base on saute à terre pour poser réclamation et tenter de récupérer notre zilure sur le tapis vert; en effet, pour bien figurer au général nous en avons absolument besoin, car outre
les 150points qu'il nous apporte, on gagnera assurément les 100pts alloués à la plus grosse prise de chaque espèce, soit 250pts au total. Réclamation qui restera vaine, en fait on écoute même pas
nos arguments, ce qui nous énervera encore plus.
Aucune volonté de triche, un malencontreux oubli, un zilure impossible à cacher dans le bato, un vivier contrôlé au moment de la mesure du fish, bref, toutes les conditions réunies pour faire
preuve d'intelligence; malheureusement ici c'est pas le cas; je ne pense pas qu'un règlement soit stupide, il ne le devient que si ceux qui sont chargés de le faire appliquer le sont, et dans le
cas présent, force est de constater que ça ne vole pas bien haut.
Infoutus d'étudier sérieusement les réclamations, de prendre du recul et d'appliquer l'esprit plutôt que la lettre (alors que dans le même temps, les limitations de vitesse sont allègrement
dépassées, les gilets peu portés...sans aucune sanction évidemment), c'est ce que je retiendrai: on nous vole 250pts!
Le sadi déjà pourri s'achève sous le déluge et Florian pète la corde pour relever le moteur élec: la totale!! Trempé, voire carrément noyé, écoeuré, vexé, je pense très fort à rentrer chez moi: si
Florian avait eu une voiture je me serai cassé.
Au lieu de ça on retourne au camping pour tenter de se sécher; merci aux Cantalous pour l'apéro et la corde de secours (bien utile pour se pendre et pour réparer l'Edge) et on passe une
nuit....courte.
La motivation est tellement présente le manchedi qu'on arrive au port à 7h45 (début de manche 8h) et on débutera finalement la pêche aux environs de 8h10, toujours sous le pont. Et toujours pas de
zilure, on s'y tient 1h puis on bouge vers les bordures. Là on fera énormément de pins et même un mini-zilure, weightless, light rig, worm ou texas, mais rien qui maille. On finit donc avec un
retentissant karo ce superbe week-end.
Définitivement dégoûté, je décide de sortir la CouiC à Lagrave; on repasse par le camping où je finirai de démonter mon garde boue et on trace comme des voleurs; que ceux qui étaient présents et à
qui je n'ai pas dit au revoir ne se sentent pas lésés, ce n'est pas contre vous que j'en veux mais contre moi.
Et sur le chemin du retour, après avoir lâché Florian à Matabiau, l'ordinateur de bord m'annoncera un bug électronique: plus d'allumage auto des feux.
Un week-end...qui devait être une sorte de récré en 2009, et qui finalement est la pire expérience de mon existence dans le monde de la compète.
L'an prochain je ne ferai donc pas de Challenge, le temps sans doute d'avaler la pilule.
A+
F!L